LFC: LA PREMIERE SORTIE CONTRE NORWICH

Une victoire sans bavure

                                                           PREMIERE JOURNEE PREMIER LEAGUE
GRANDES LIGNES POUR LFC
# Une première période de feu ponctuée par quatre buts des Reds
# Norwich n’est pas Huddersfield, il a joué le jeu et perdu la tête haute
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LA stat : Man of the Match, Divock Origi (100e sélection TCC) est devenu une idole à Anfield. Il a désormais marqué au moins une fois à chacun des 7 jours d’une semaine ! Dont un but (et demi J) un vendredi, face aux Canaries pour le Diable oublié !
# Alisson Becker (AB1) se claque en dégageant (36e) et cède sa place à un Andrian à peine débarqué en Merseyside. Pas de chance pour Simon Mignolet !

Ven 09/08 à 21h00
                                                                          LIVERPOOL 4 – NORWICH CITY 1
COMPOS
L’FC : Alisson 6 (39e Adrian 6) ; Alexander-Arnold 7, Gomez 6, van Dijk 7, Robertson 7 ; Henderson 8, Fabinho 8, Wijnaldum 7 ; Salah 9, Firmino 9 (86e Milner), Origi 7 (74e Mané 7)
NORWICH : Krul ; Aarons, Hanley, Godfrey, Lewis ; McLean, Trybull (70e Hernandez), Buendia, Stiepermann (58e Leitner) ; Cantwell, Pukki (83e Drmic)

Technique
53.333 spectateurs  – Ref
 : Michael Oliver

Buts (assists) : 7e Hanley (own goal sur centre d’Origi) 1-0, 19e Salah (Firmino) 2-0, 28e van Dijk (Salah) 3-0, 42e Origi (Alexander-Arnold), 64e Pukki (Buendia) 4-1
Jaunes : 2
(0-2) Leitner, Buendia (NC)
Temps additionnel : 1’ et 2’
Man of the Match 
:  Divock ORIGI (L) pour BBC ; Firmino pour d’autres médias (et pour nous)                                

Belges : Origi (L) titulaire, remplacé 74e / Nizet (U23)

Ex-étrangers JPL :  –

Stats du match

Possession : 58 % / 42 %                                            

Tirs au but : 15 – 12          

Dont cadrés : 7 – 5                          

Corners forcés : 11 – 2

Fautes commises : 9 – 9

J’imagine que 100 % de nos fans étaient présents au grand rendez-vous de vendredi soir. J’imagine aussi qu’ils tous été ravis par la prestation absolument convaincante des Reds. En tous cas pendant les 45 minutes initiales. Rien à redire. Du lourd avec quatre buts. Quand on sait le nombre de matches officiels qu’ils pourraient être amenés à disputer cette saison (66, sans compter les éventuels replays et les 7 friendlies de pre-season !), il fallait s’attendre à ce qu’ils lèvent le pied après la pause. Ce fut le cas mais ils le firent avec énormément de sérieux, de maîtrise et de respect pour leurs fans. Ne pleurons pas ce clean sheet perdu, ces Canaries-là méritaient cent fois de sauver l’honneur.
Car il faut souligner combien leur manière de jouer a facilité la tâche de LFC. Ce n’est pas chaque année qu l’on voit des champions de D2 ou d’autres promus, venir à visière découverte à Anfield. En évoluant de la sorte, un peu naïvement certes, ils ont régalé leurs fans tout en les rassurant sur leur forte probabilité de maintien parmi l’élite. Chapeau à ce Monsieur Daniel Farke qui a su rester authentique, en adéquation avec sa conception du football, tel qu’il l’a enseigné à Dortmund II. Sans avoir travaillé avec notre manager, il a été automatiquement marqué par la griffe Jürgen Klopp.
Transition facile, ce dernier a subi de nombreuses critiques de la part d’esprits chagrins, particulièrement dans ce monde impitoyable et souvent déplorable que sont les réseaux sociaux. Un peu de bon sens SVP, messieurs. Quand on a ébloui la planète foot pendant tout une saison, qu’on est vice-champion d’Angleterre avec un nombre de points record, à une unité du sacre et, qu’en plus, on est champion d’Europe, faut-il encore chercher à se renforcer en dilapidant des fortunes pour acquérir des soi-disant plus forts qui risqueraient de déstabiliser un groupe hyper-soudé ?

Une constellation de stars, une formation de galactiques, ne garantit aucunement un bon esprit d’équipe et encore moins des résultats. Jetez plutôt un œil vers le Real Madrid, Manchester United et le Paris St-Germain. Qu’ont-ils réalisé la saison passée ? En football, composer une équipe d’étoiles à l’ego surdimensionné n’est pas un bon plan. C’est archi-prouvé.
Une thèse que soutenait déjà notre Raimundo national. N’est-ce pas Eric Cantona ? Je travaillais à Marseille quand l’OM réalisa l’acquisition de la vedette de l’AJ Auxerre. Lorsque Goethals énonça la compo de l’équipe parmi laquelle il ne figurait point, Cantona apostropha sèchement son coach : « Cantona ne s’assoit pas sur le banc ! ».
« Pas de problème, fieu, tu peux t’asseoir à côté du banc », rétorqua Raymond-la-science. Le technicien belge ne voulait pas d’une star qui viendrait perturber l’esprit de groupe qu’il avait réussi à créer. Ses successeurs n’en ont pas tenu compte, ceci explique pourquoi l’OM reste la seule équipe française à avoir remporté une Ligue des Champions. Les échecs successifs du Qatar FC parisien au plan européen en sont la parfaite illustration.
Ceci dit, qu’avons-nous retenu – à notre humble échelle – de cette rencontre inaugurale ?
1. La blessure, stupide s’il en est, d’Alisson dès la 36e. Vous connaissez peut-être l’estimation de la durée de son indisponibilité. Nous pas. Espérons qu’elle soit la plus courte possible.
2. L’incroyable malchance de notre Simon, lequel avait dû ronger son frein durant l’intégralité des 3.420 minutes de la saison dernière. Cette fois, il n’aurait patienté qu’une demi-heure…
3. La double standing ovation pour saluer la sortie d’AB1 et l’entrée d’Adrian, parachuté de dernière minute dont la plupart des Kopites n’en connaissaient même pas le nom.

3. L’excellent niveau recouvré par Roberto Firmino après un exercice 2018-19 en dessous de ses possibilités.
4. La belle histoire d’amour entre Anfield et Divock Origi, notre « fifi » de toujours.
5. L’efficacité de notre secteur offensif. Du 100% en 1re période : 3 frappes cadrées… 4 goals, dont un own !
6. Un superbe trio arbitral. La VAR n’a pas dû intervenir (on a vu le traumatisme qu’il a créé à West Ham – City !). La tâche de Michael Oliver et de ses acolytes a été facilitée par le fair-play affiché dans les deux clans. Ce ne fut pas le cas partout, notamment lors d’un Spurs – Villa, entaché par moult grossières simulations. Il faut dire que ce match regroupait la fine fleur des tricheurs invétérés, race pas encore en voie de disparition. Mais on a bon espoir si, grâce à la VAR, on les poursuit et les sanctionne a posteriori.
Allez, soyez heureux, ne fût-ce que jusqu’à mercredi et l’UEFA Supercup au Besiktas, et même jusqu’à samedi à St Mary.

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